Un passage de l’épopée perse :
Rostam, le héros légendaire, rencontre son fils Sohrab sur le champ de bataille, sans que ni l’un ni l’autre ne sache leur lien de sang. Au terme d’un combat acharné, Rostam tue Sohrab. Ce qui suit est le deuil d’un père, accablé d’avoir ôté la vie à son propre fils.
Fazel Nazari, poète contemporain, reprend cette histoire et écrit :
Rostam est vainqueur, mais il suffit de lui demander ce qu’il a répondu à Tahmineh, la mère de Sohrab.
Un vrai Iranien ne peut retenir ses larmes en lisant ce poème. Croyez-moi.
Oui. Au sommet de la victoire, tu peux vivre l’échec le plus dévastateur de ta vie.
Ces derniers temps, je n’arrête pas de penser à la victoire d’Israël. Oui, c’est une victoire incontestable sur la Palestine. Mais regarde les enfants tués par cette armée inhumaine, et tu comprendras que derrière ce triomphe se cache la faillite la plus misérable de ceux qui soutiennent cette politique.
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