Mon rêve, le plus philosophique

J’ai rêvé ainsi :

À la maison, il me fallait un outil de bricolage. Plus tard, je me retrouve dans un magasin d’outils qui devient soudain une librairie, la Fnac.
Je sors avec un livre à la main. Mais je ne l’ai pas payé.

Première pensée : la sécurité va me suivre. Mais non, personne derrière moi.
Deuxième pensée : je retourne payer, ou pas ?
Je dois payer, ce n’est pas correct autrement.
Mais non, un livre n’est rien pour eux, ils gagnent assez. Et puis on m’a tellement arnaqué que j’ai bien le droit de tricher une fois.

Finalement, je tranche : Je vais retourner payer, ce sera classe.
Et j’imagine l’image de l’homme honnête, inconditionnel, sous les regards admiratifs des clients alignés à la caisse.

Je retourne. Mais il n’y a personne. Aucun spectateur. Même pas sûr qu’il reste des caissiers.

L’interprétation ? Peu importe.
Ce qui demeure, c’est ce sentiment étrange et merveilleux : la découverte que je suis un mélange d’homme moral et d’homme narcissique.

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